Vivre sur une île, entre mythe et réalité

Le rêve de toute une vie pour certains, lorsque d’autres ne souhaitent qu’une seule chose: partir pour de plus grands territoires. Ceux qui n’y vivent pas ne voient que le côté positif de ce genre de vie, lorsque ceux qui y résident de façon permanente peuvent vous numéroter un à un chaque inconvénient que comporte le quotidien sur un petit caillou entouré d’eau de mer. Bien sûr, ce n’est ni jamais tout blanc, ni jamais tout noir, et l’herbe est de toute façon toujours plus verte ailleurs. Mais laissez moi vous expliquer mon point de vue sur la chose.

Comment littéralement « tourner en rond »

Attention, je vous vois venir gros comme une maison. Je sais que mon discours pourrait sonner presque ingrat. Parce qu’encore une fois beaucoup de personnes rêveraient de vivre dans un endroit ensoleillé 350 jours dans l’année. Mais c’est justement ceux-là qui doivent lire l’article jusqu’au bout, afin de comprendre exactement pourquoi cela ne fait pas tout. Pourquoi le soleil et la mer, ne peuvent pas combler les parties vides que la vie sur une île ne peut et ne pourra jamais offrir. On peut faire le tour de l’île en trois heures de temps. C’est vous dire que le tour est vite fait.

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Oui, mes amis. Oui. Au bout d’une petite vingtaine d’années sur une île de quelques 2000 kilomètres carrés, je tourne vraiment en rond. J’ai tout vu. Et cela ne m’amuse plus de revoir encore et toujours les mêmes choses. Je me lasse. Ceux qui habitent le nord, iront passer un week-end dans la sud, ceux du sud iront peut être dans l’est, et vice-versa.
Et le week-end d’après, on fait quoi ? Une petite plage ? D’accord. Et celui d’après ? Une petite randonnée ? D’accord.

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Bien sûr, que c’est agréable. Mais ça l’est pour quelques temps uniquement. Au-delà, on a envie d’autres choses, on a envie de plus que ça. On a envie de réelles découvertes. Quand ceux qui habitent la France métropolitaine peuvent relativement facilement aller passer quelques jours en fin de semaine dans les autres pays limitrophes, nous, nous ne pouvons pas aller plus loin que l’océan indien qui nous bloque un peu…
Je m’avance. Attendez, on peut aller à l’île Maurice. A 45 minutes en avion, pour quelques centaines d’euros… On quitte une île pour une autre île, donc.

Saviez-vous que le monde est petit…

…et encore plus petite sur une île ?

On ne se connaît pas tous entre-nous, attention. Mais il nous arrive souvent de croiser des gens que l’on connaît. Et qu’importe l’endroit où l’on se trouve sur l’île. Parlez-moi d’intimité… J’ai presque l’impression de ne plus évoluer dans mon environnement. On se sent limité dans tous les sens du terme, en tous points de vues: géographiquement, physiquement, professionnellement, et personnellement.

Comme je l’évoquais dans le paragraphe précédent, nous sommes séparé des autres continents. Aux alentours, on peut retrouver d’autres îles, et si l’on veut plus de grandeur, il faut s’éloigner plus encore, et donc avoir du temps, et accessoirement, un peu d’argent. Ce n’est pas simple. Et si on peut quitter l’île au moins une fois par an, c’est déjà énorme. J’irais même jusqu’à dire suffisant et essentiel, si l’on veut pouvoir retrouver l’Amour pour son île. Mais tous n’ont pas cette chance.

Être sur une « Prison Dorée »

C’est souvent le terme évoquée lorsqu’on parle de La Réunion. Car finalement, tout est joli. Il fait beau, il fait chaud, et vous me direz, entre travailler dans une ambiance Parisienne et travailler sur une île tropicale, le choix est vite fait.

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On se sent coincé ici, limité. Mais la vie y est tellement douce, que partir serait aussi un arrache cœur. Qui peut se permettre d’aller plonger une tête dans le lagon avant d’aller travailler, ou de rentrer chez soi en passant par la voie côtière et profiter d’un superbe coucher de soleil ? Pas beaucoup de monde, finalement. Alors lorsque l’on pense à tout cela, il devient compliqué d’envisager de partir.

Mais peut-être que parfois la solution c’est de partir quelque temps, pour mieux revenir …?

Mit Liebe,

Erika.

2 commentaires sur “Vivre sur une île, entre mythe et réalité

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