Mon avis sur la coupe menstruelle : la cup

La cup, ça faisait des années que j’en entendais parler, et j’étais bourrée d’à-prioris! Mes copines ont testé, et étaient plutôt séduites, mais moi, je ne sais pas pourquoi, j’hésitais encore. Finalement, j’ai été « cupisé » moi aussi, et aujourd’hui, je vous partage mon avis sur la coupe menstruelle.

A mes premières règles, j’ai d’abord commencé par la classique serviette hygiénique. En même temps, je ne connaissais sincèrement pas d’autres options, à douze ans! C’était quand même assez inconfortable, on le sait toutes, et surtout pas toujours très pratique. Cette sensation de couche humide à l’entre-jambe, et en plus de tout ça, et j’aurais même du commencer par là, le côté néfaste pour la santé.

Ce n’est qu’à mes dix-huit ans que j’ai osé mettre mes premiers tampons. C’était déjà une petite révolution, d’avoir l’entre-jambe libre, et sans cette épaisseur humide qu’on peut sentir avec une simple serviette. J’en ai porté pendant des années, et je trouvais ça vraiment pratique. On enfilait un tampon, et hop on était partie pour 4 à 6h sans même y penser, sans même le sentir. Alors la cup, oui, pourquoi pas, mais finalement, n’était-ce pas plus pratique de simplement mettre un tampon avec un applicateur ? Oui, jusqu’à ce que…

Jusqu’à ce que je m’informe sérieusement sur le sujet, et que je me rende compte qu’en faite les tampons/serviettes pour le corps, c’est clairement pas bon! Pas bon du tout !

En effet, à vouloir toujours faire en sorte que ce soit super-absorbant, il a fallu sophistiquer toujours davantage les produits. Ainsi, ces deux protections contiennent en grande partie du coton (cultivé bien sûr grâce à des pesticides toxiques), et du viscose, une matière artificielle très absorbante, obtenue à partir de la pâte de cellulose des arbres. En plus de cela, nous retrouvons de l’aluminium, des alcools, des additifs de parfum souvent trop irritants et des hydrocarbures. Oh, j’oubliais de préciser que certains procédés de blanchiments des serviettes et des tampons laissent des résidus de dioxine. Sympa, non ?

La paroi vaginale étant très absorbante, les substances chimiques qui composent ces produits jetables n’ont alors aucune difficulté à pénétrer l’organisme. Le problème est que le corps ne sait pas s’en débarrasser et qu’il accumule au fil du temps, toutes ces toxines dangereuses pour la santé.

Certains tampons perdent une quantité importante de fibres lors de leur retrait, ces résidus de fibres pouvant causer des démangeaisons, des irritations, des mycoses voire des infections à répétition.

Et c’est personnellement ce qui m’a enfin décidé à passer à la cup: les mycoses à répétition, c’était plus possible. En ce moment sur le marché, les deux alternatives stars sont donc la cup et les culottes lavables. Et là encore ce qui m’a décidé, c’est le budget! Une cup coûte en moyenne entre 15 et 25€, quand les culottes lavables coûtent entre 60 et 80€ (et qu’il vous en faut donc plusieurs afin de ne jamais être à court de protection…) mon choix a vite été fait. Je sais que j’y passerai aussi, un jour. Car malgré tous les avantages de la cup par rapports aux serviettes et aux tampons déjà, il n’en reste pas moins qu’elle ne protège pas du syndrome du choc menstruelle dû à la stagnation du sang dans le vagin, par exemple. Mais nous y reviendrons et promis, lorsque je testerai les culottes, je vous ferai un bilan.

La cup, qu’est-ce c’est ?

La coupe menstruelle, ou cup, c’est finalement une sorte de petite cloche en silicone, réutilisable, qu’on insère dans son vagin, et qui n’absorbe pas le sang mais le retient à l’intérieur. Il en existe de plusieurs tailles, majoritairement taille 1 ou 2. Taille 1 pour les femmes n’ayant jamais accouché naturellement, et taille 2 pour celles ayant déjà accouché naturellement. Elle fait (pour la taille 1) 41mm de hauteur, 47mm de diamètre et a une capacité de recueillement de 20ml. Elle ne contient ni colorants, parfums, latex, produits d’origines animales et empêche ainsi l’irritation et le dessèchement.

Comment s’en servir ?

Avant chaque cycle, il faut déjà au préalable l’ébouillanter dans une grande quantité d’eau afin de la stériliser. Certains recommandent même de la stériliser avant chaque utilisation, d’où l’utilité d’avoir deux coupes, afin de pouvoir faire les rotations.

Les mains lavées, on peut ensuite insérer la cup. Il y a un système de pliage, certains disent en C ou en U, qui permet d’insérer sa cup facilement. Personnellement, pour ma première utilisation, j’ai préféré faire comme je le sentais. Le tout étant d’être bien détendue, et dans une position confortable. J’ai connu deux échecs: impossible de mettre la cup, je n’y arrivais tout bonnement pas. Finalement, ce qui m’a sauvé, ça a été de le faire sous la douche, en position accroupie, la cup légèrement mouillée pour qu’elle s’insère plus facilement et pliée en une sorte de U. Une fois à l’intérieur du vagin, la coupe se déploie et adhère parfaitement aux parois vaginales.

Sur les notices d’utilisations, il est noté de retirer sa cup toutes les huit heures, ce qui laisse beaucoup de marge, et permet une assez grande liberté d’esprit, contrairement aux tampons et aux serviettes qui risquent toujours de déborder. Personnellement, à cause de ce syndrome menstruel du choc toxique qui me fait assez peur, j’essaie au mieux de la vider toutes les quatre heures.

Pour l’enlever, il ne faut pas tirer sur le bout qui dépasse de la cup, mais plutôt s’en servir pour décoller légèrement les parois de la cup du vagin, pouvoir l’attraper du bout des doigts, et la sortir.

Pour l’anecdote, mes premières sorties de cup n’ont pas été très fructueuses. Heureusement que j’étais sous une douche, car autrement, j’aurais mis du sang partout (c’est sexy…). C’est peut-être aussi un peu ce que je reproche à la cup, s’il fallait lui trouver des défauts. Finalement, si on n’a pas assez d’espace, et un robinet d’eau pas loin, il est compliqué de retirer sa cup aisément.

Pour le nettoyage courant, il faut donc vider sa cup, la rincer à l’eau froide afin qu’elle ne change pas de couleur. Une fois cette étape passée, il est possible de la savonner un peu et de finir de la rincer à l’eau chaude. J’essaie personnellement en plus de la stériliser le plus souvent possible. Enfin lorsqu’elle est sèche, il est possible de la ranger dans son petit pochon, ce qui permet aussi de la transporter très simplement.

Il existe des dizaines de modèles de cup différents, pour moi au fond, elles sont toutes les mêmes, à part parfois la couleur qui varie. J’ai opté personnellement pur la Liberty Cup (car oui, c’était le seule modèle qui était en vente dans ma pharmacie…) mais j’en suis très satisfaite, et vous pouvez la retrouver ici.

Les avantages de la cup par rapports aux tampons et serviettes

J’ai souhaité faire une petit bilan des différents avantages que je trouve à la cup, comparé aux tampons et aux serviettes, et voici ce qu’il en ressort:

1/ Avantages pour la santé, au vu de tout ce que j’ai expliqué plus haut

Et souvenez-vous des termes employés: pesticides toxiques l’aluminium, des alcools, des additifs de parfum hydrocarbures. résidus de dioxine, toxines dangereuses pour la santé.

2/ Pour réduire ses déchets, l’aspect écologique

En effet, un cup est réutilisable cinq années consécutives! Imaginez à côté de ça le nombre de tampons et serviettes changées, jetées et l’aspect très peu écologique de leurs productions, accessoirement.

3/Pour économiser de l’argent

De nouveau, j’utilise mon arme suivante: la cup est réutilisable jusqu’à cinq ans! J’ai payé la mienne 20€, quand une boîte de tampon me coûtait en moyenne 4€ et me protégeait sur un seul cycle… Les comptes sont vite faits.

Donc vous l’aurez compris, pour toutes ces raisons, je ne reviendrais jamais sur les tampons ou les serviettes (sauf cas de force majeure, nous sommes d’accord). Bien que ça ne protège pas du syndryme du choc toxique, il n’en reste pas moins que la cup est bien plus saine pour la santé. Moi qui essaie d’aller de plus en plus dans une démarche zéro déchet/consommation réfléchie et responsable, la cup à tout a y gagner. Alors vous qui lisez mon article mais n’avez pas encore sauté le pas, faîtes-le! Et vous allez peut-être galérer une fois, deux fois, trois fois à la mettre et à vous sentir à l’aise, mais vous finirez par y arriver, et votre corps et la planète vous diront Merci !

Mit Liebe, E.

2 commentaires sur “Mon avis sur la coupe menstruelle : la cup

  1. Coucou Juliette ! Je te remercie pour ton commentaire. C’est drôle, parce que justement j’ai très envie de tester les protections menstruelles lavables, mais je ne sais pas pourquoi, un peu de mal à sauter le pas ! Tu as peut-être une marque que tu aimes bien ? 🙂 Bises – Erika

    J'aime

  2. Merci pour ton avis et partage d’expérience sur la cup ! Je n’ai jamais essayé encore mais je suis adepte depuis environ 2 ans maintenant, des protections menstruelles lavables. Je n’utilise plus que ça et j’en suis ravie ! L’inconvénient, c’est ce quelque chose dans l’entre jambe mais comme j’ai un flux léger, ce n’est pour moi pas vraiment gênant. Je pense essayer la cup un jour mais pour l’instant, je n’en ressens pas vraiment le besoin 😉

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s